Ce rien douceur : Encore une fois tu manges à la blessure elle est exactement ce rien douceur où reste à briller rose la chair grande offerte qu'on croyait vouloir
Or brusquement comme une preuve le goût vous quitte on reste enfoui à finir son devoir de tendresse quand on était parti sauvage pour savoir
Et te voilà puni par les yeux puisqu'il faut les fermer pour bien faire puis les fermer encore pour voir à quel point voir est impossible
Tu ne choisiras pas entre voir et lécher l'un vous aveugle et l'autre vous oublie on se relévera sans rien comprendre gamin toujours à la figure barbouillée
Je ne connais que les mot pour faire l'ombre loin du sexe ouvert sur moi tombé des nues loin de l'odeur qui fait sourire et retient prisonnier uen eau calme venant qui ressemble au sommeil.
Ludovic Janvier "La mer à boire"
commentaire n° :1
posté par :
MQ
le: 04/05/2008 à 22h38
Encore une fois tu manges à la blessure
elle est exactement ce rien douceur
où reste à briller rose la chair
grande offerte qu'on croyait vouloir
Or brusquement comme une preuve
le goût vous quitte on reste enfoui
à finir son devoir de tendresse
quand on était parti sauvage pour savoir
Et te voilà puni par les yeux
puisqu'il faut les fermer pour bien faire
puis les fermer encore pour voir
à quel point voir est impossible
Tu ne choisiras pas entre voir et lécher
l'un vous aveugle et l'autre vous oublie
on se relévera sans rien comprendre
gamin toujours à la figure barbouillée
Je ne connais que les mot pour faire l'ombre
loin du sexe ouvert sur moi tombé des nues
loin de l'odeur qui fait sourire et retient prisonnier
uen eau calme venant qui ressemble au sommeil.
Ludovic Janvier "La mer à boire"